mercredi, décembre 20, 2006

The Erotic Power of Mushroom-Flavour

Kailo Brand : Nouilles instantanées saveur Champignons

Comme c'est original, une review de paquet de nouille ? Ah ben ça alors Madame !?

Rien de bien original, si ce n'est que celles-ci sont de mes favorites: assez de gout pour etre mangées telle-quelles, assez neutres pour être assaisonées à souhait : purée de caouettes + cebette + persil / Boeuf frit au sésame + champignons parfumés / poireau et carottes en lamelle + porc en lanières /etc.

Pas chères, indémodables, parfaites pour un creux post-mastubatoire (je dis pas ça parce que Sylvain les aime, non, où allez-vous chercher ça, enfin ?)


En fait, c'est très phallique tout ça, non ? J'ai eu une sâle image d'un CMWLG (Chinese Mature Women Loving Guy) en train d'aspirer le bon jus d'un gros plat de nouille garnis de gros champignons au pied veiné, ça m'a fait tout drôle...
Faut que je revois Tampopo, moi...

5/5 dans le genre.

The Host a.k.a. Gwoemul (Kr 2006)

The Host a.k.a. Gwoemul

Le teaser coréen étant une vrai tuerie me faisant baver depuis quelques mois, j’avais été un peu désemparé de voir la bestiole dans la bande annonce française.

Parce que je l’avoue, j’aurais préféré ne pas la voir.


L’angoisse sourde de l’ennemi démesuré mais caché, furtif a disparu sous la masse visuelle des nageoires visqueuses en CG.

Car ce qui choque, dans The Host, ce n’est pas tant l’anti-américanisme un peu primaire (mais les coréens nous ont habitués à un certain nationalisme cinématographique, cf Shiri et consorts) qui leste le début et la fin du film, mais la réalisation.

Un sentiment de voir tout au premier plan, d’être trop « dans » le film sans pour autant rentrer dedans…
Il manque cette distance avec la pellicule, qui rappelle au spectateur qu’il regarde un film, et non qu’il est assis sur une chaise pliante sur le tournage.

Bien sûr, on est servi : La crasse vaseuse qui colle aux visages, la moiteur d’un Séoul pluvieux, les déploiements militaires spectaculaires en travellings sur la rivière Han, la voix OFF des infos qui rythme la bande son…


La BO qui colle impeccablement au film, avec ses passages burlesques, tel cette marche assez joyeuse qui rappelle celle
de Dawn Of The Dead de Romero.

Les acteurs brillent par leurs gueules (pas forcement par leur performances dans le registre comique, pas le point fort du film…), bien choisies.

L’hôte est bien fichu, mais j’aurais aimé le voir moins. En fait, le film aurait gagné à s’inspirer d’un classique du film de genre des années 80, le fort sympathique Wolfen, qui usait de 1000 subterfuges pour montrer peu mais efficacement.

Le tout est bien efficace quand même, mais c’est pas la gifle attendue pour moi.

3 ,52 / 5, pour ce grain vert et ces grandes scènes qui collent le frisson, mais hélas pas plus.

Severance (UK, 2006)

"British birds ain't complicated.
Buy 'em a Bacardi Breezer and they'll ride you like Seabiscuit".


Encore un de ces films annoncés comme "cultes" par les critiques de cinéma, et ça, c’est forcement un mauvais départ.

Le bon départ, c’était les images d’exploitation, très sympas, à grand coup de visages blafards, sang visqueux et paire de roberts luisants.

Annoncé comme une pochade dans l’esprit du délectable Shaun Of The Dead par un scribouillard quelconque et mollement défoncé par la critique de Mad Movies (les mecs gâchés par tout ce qu’ils voient), le film souffre un peu de son instabilité, moitié The Office, moitié Delivrance (c'est pas de moi, c'est la bafouille officielle).

En fait, les remakes de Delivrance sont vraiment à la mode, vu que y’a deux ans, on avait déja eu droit à Calvaire, film éprouvant par sa nazerie de sous-Gaspard Noë du plat pays, à base de pompage de Leatherface pour les psychopathes et Rosetta pour les filtres de couleurs gaies.

Globalement, une bonne détente pour moi : des gags lourdeaux dans le sens où on les voit venir de très loin, une certaine efficacité dans le carnage gratuit...
Par contre, le scénario vu et revu, bof.

Mention spéciale à l’agaçant héros junky, genre qui est en train de devenir la tarte à la crème des films d’horreur, je suppose (les crétins drogués qui sauvent le monde sont cools, on dirait.). Sinon, on aura passé 90 min à chercher dans quoi d’autre à joué l’héroïne, Laura Harris...

You FOUND a pie?

Au risque de répéter la review de The Host, la première demi-heure est assez brillante parce que flippante (la musique qui fait bondir, ce vieux truc qui marche !), dans le sens où la menace est sournoise, non identifiée. A partir du moment où les consanguins font leurs apparition, c’est vraiment moins excitant (et surtour moins bien rythmé).
On notera en passant que les producteurs ont situés l’action en Hongrie, peignant un pays de dégénérés über-agressifs vivant dans la forêt.
Une vrai carte postale.

Dans le genre "j’ai pas de race", précisons que le film à été tourné là-bas. o_O’

3/5 : Sympa, sans plus.

IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0464196/

samedi, décembre 09, 2006

La mort de vos vies sexuelles (en sachet)

Wai Wail :(

Si d'aventure les vampires devaient prendre d'assaut ce monde, soyez assurés que je clouerais un sachet de ce truc à ma porte. D'ailleurs, quel est son nom ? Quel est le bâtard qui a pondu ce lettrage ? Je suppose qu'ils veulent éviter le bouche à oreille, donc le nom est illisible.

Lolo ? Zozo ? Passons...

Le truc est donc la soupe instantanée la plus aillée qu'il m'ai été offert de gouter à ce jour. En fait, j'hésitais à ouvrir le sachet d'"huile parfumée", cette poche de graisse dégueulasse qui se déchire toujours après trop de réticences et tâche le pull neuf, ou rend les doigts pèguants à défaut de fringues dignes d'êtres souillées d'une miction de crevette de synthèse.

Ben j'aurais peut-être dut hésiter plus, puisqu'après avoir vidé le liquide chargé d'ail moulu dans mon écuelle, j'ai eu la sombre impression qu'un matou avait marqué son territoire sur mes nouilles.

Que dire de plus sinon que c'est sans intérêt, à moins que vous soyez fanatique de l'ail et des nouilles fermes mais insipides en elle-mêmes.

1,75/5, parce que ça nourrit et que j'ai pas dû les jeter.